mercredi 24 octobre 2012

La chanson du jour: ZIZI ZANGA - LEA LILI; Orchestre LOS NICKELOS.wmv

mardi 23 octobre 2012

Moncef Marzouki et Abdou Diouf rendent hommage à Lumumba




De Moncef Marzouki, on savait qu’il était un infatigable militant pro démocratie. Sous les régimes Bourguiba et surtout Ben Ali, l’actuel président tunisien n’a eu de cesse de combattre la dictature. Mais,  ce que les Congolais ignoraient sans doute c’est que Moncef Marzouki était…lumumbiste. Dans son discours à l’occasion du XIVème sommet de la Francophonie, le président tunisien a dit tout son attachement à Patrice Lumumba. Emotion dans la salle suivie d’une salve d’  applaudissements nourris. Le message panafricaniste de dignité porté par le premier Premier ministre congolais était arrivé jusqu’aux confins nord de l’Afrique. Mieux jusqu’aux racines du continent puisque le président Marzouki a révélé que le mot « Afrique » désignait une localité tunisienne.

    Patrice Lumumba  avait donc vu juste quand il écrivait dans sa dernière lettre à sa chère épouse que   l’Afrique écrira sa propre histoire. A ce sujet précisément, un autre géant –pour le coup au propre comme au figuré- d’Afrique a associé, avec beaucoup d’à propos,  Lumumba à son discours.

    L’ancien président sénégalais a déclaré que  l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) a fait sienne cette prophétie de Patrice Lumumba. Un peu plus de cinquante ans après la disparition tragique de ce grand homme africain, cet hommage croisé de deux leaders représentatifs du continent dans sa diversité sonne comme un accomplissement de l’Histoire. J.N

Hollande l'a dit et redit comme Abdou Diouf

vendredi 19 octobre 2012

Les derniers gorilles des montagnes menacés par les combats en RDC




Riche d’une diversité d’écosystèmes exceptionnelle, ce parc situé dans l’est du Congo est en butte à des groupes armés qui braconnent et tiennent à l’écart les touristes nécessaires au développement. Son directeur, âgé de 42 ans, a dû lancer en septembre un appel aux dons privés via le site internet du parc (gorillacd.org) pour continuer à payer les "rangers" (garde-chasse) en l’absence de touristes. "L’instabilité causée par la guerre présente une menace énorme pour le parc. Les périodes de conflits sont celles où le travail des garde-chasse est le plus dangereux et en même temps le plus nécessaire", y écrit-il.

Le jeune directeur a dû se retrancher début août une longue journée dans une cave avec tout le personnel, alors que l’armée congolaise et les rebelles du M23 s’affrontaient au mortier et à la roquette autour des bâtiments de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN).

Un "sanctuaire" pour les orphelins gorilles

Attirés par les okapis ou les gorilles du parc, les visiteurs étaient passés de 550 en 2009 à 3.300 en 2011.6.000 étaient espérés en 2013, qui auraient rapporté 1,5 million de dollars. La construction d’écoles, d’infirmeries était prévue car le tiers du chiffre d’affaires revient à la communauté locale.

En raison des combats qui ont éclaté au printemps dans le secteur, le luxueux lodge (hôtel) qui permettait d’accueillir les touristes fortunés, est fermé depuis cinq mois. Ses terrasses de bois installées au coeur de la forêt sont désespérément vides, les coussins ont été rangés. Construits en un an, la douzaine de bungalows avaient été remboursés presque aussitôt grâce aux dons de leurs visiteurs. Plusieurs fondations contribuent généreusement au fonctionnement du parc.

Les visiteurs pouvaient partir escortés par des gardes à la recherche des gorilles, à la condition de ne pas les approcher à moins d’une dizaine de mètres et de ne surtout pas les toucher pour ne pas leur transmettre de microbes. Près du centre, dans une enceinte électrifiée d’un hectare et demi appelée Senkwekwe (sanctuaire), trois jeunes femelles gorilles viennent prendre la pose devant le visiteur, se battent la poitrine. L’une grimpe jusqu’aux cimes des arbres.

Orphelines, elles ont été récupérées sur le corps de leurs mères tuées par des braconniers. Maïcha a 10 ans, Ndazi et Ndakazi, 5 ans. Dernièrement, deux nouveaux orphelins sont arrivés, récupérés par les garde-chasse sur les marchés, où des braconniers tentaient de les vendre. Très jeunes, ils n’ont pas encore été mis en contact avec leurs trois aînées. Un garde les dorlote toute la journée et les nourrit au biberon.

"On retrouve sur le marché des bébés gorilles. Des collections privées en Extrême-Orient ou aux Etats-Unis sont intéressées", explique Emmanuel de Mérode dont le regard, d’habitude toujours souriant, se durcit.

Le parc des Virunga, plus vieux d’Afrique, date de 1925. Il s’étend sur 300 kilomètres et couvre 790.000 hectares le long de la frontière du Rwanda et de l’Ouganda. 480 gorilles des montagnes y ont été repérés, plus de la moitié de la population mondiale. Profitant d’une accalmie dans les combats début août, une battue a été organisée avec l’accord des belligérants pour savoir ce que les grands primates étaient devenus. Dès les premiers jours, plus de la moitié ont été retrouvés avec deux naissances, un bon signe.

L’Avenir/Afp

Récompense : Flamme Kapaya remporte le Bessie Awards de la Meilleure composition musicale




Le soliste congolais était compté parmi les heureux lauréats de la soirée de gala tenue la nuit du 15 octobre à l'Apollo Théâtre de New York volant ainsi la vedette aux trois autres nominés de la même catégorie. Considéré avec  raison comme l'un des meilleurs solistes de sa génération, Flamme Kapaya ne l'a pas démérité. En témoigne largement le commentaire rendu à l'occasion de la remise du prix. En effet, sur la page du site
http://www.danceny.org/
 consacrée aux Bessies,  on peut lire des propos bien élogieux sur l'artiste.

La mention spéciale décernée au jeune guitariste tiendrait ainsi à son professionnalisme manifesté dans ses prestations avec les Studios Kabako. Il est fait allusion à sa « conduite exubérante, une vie profondément marquée par ses influences variées du Ndombolo, jazz, classique et rock ». Bien plus encore, dit-on, il a été fait cas de ses aptitudes « pour la création d'une mer de rythme allant de chansons de protestation politique à la musique pour partager le plaisir ». C'est donc fort de toutes ces compétences qui lui sont reconnues que « Flamme Kapaya et sa bande » se sont vu octroyer le prix de la « Meilleure composition musicale pour More more more...future de Faustin Linyekula ».

Flamme Kapaya, l'a emporté face à trois autres challengers. En effet, étaient nominés avec lui Alex Waterman (le seul musicien en solo du lot ) pour Show, le groupe composé de Christian Wolff, John King, David Behrman et Takehisa Kosugi pour le spectacle « Event » et le dernier réunissant Pandit Raghunath Panigrahi, Dhaneswar Swain, Prasanna Rupatilake et Surupa Sen autour de Samhara.

L'ancien poulain de Werrason qui a fait ses preuves dans Wenge Musica maison mère est accroché à sa guitare mais aussi à travers ses morceaux inscrits dans son répertoire. Le départ de cet orchestre lui a permis de prendre un bel envol. Absent à la cérémonie de remise de prix de New York, Flamme devrait le recevoir lors de son prochain séjour dans la mégapole américaine. Nous tenons de l'administrateur-adjoint des Studios Kabako, Jean-Louis Mwandika, qu'il devrait s'y rendre le 20 octobre. Ce, en prévision de sa participation à une performance unique sur le prestigieux podium du réputé Moma Atrium au sein du Museum of Modern Art (Moma), le Musée d'art moderne de New York, avec la chanteuse sud-africaine Hlengiwe Lushaba. Faustin Linyekula directeur artistique de cette plate-forme culturelle dont est membre Flamme Kapaya assure la direction artistique du spectacle « What is Black Music Anyway / Self-Portraits » au cœur de ce prochain rendez-vous new yorkais à l'affiche les 24, 27 et 28 octobre.

Nioni Masela

Photo  : Flamme Kapaya et Faustin Linyekula sur scène lors d'une représentation de « More more more...future »

lundi 15 octobre 2012

Papa Wemba en concert au Black & White ce mardi 16 octobre 2012 pour clôturer la fête culturelle de la francophonie!

Il est de retour au Black & White ce mardi 16 octobre 2012, afin de clôturer l'aspect cuturelle de la francophonie à Kinshasa. Pendant 2 heures de show musical Papa Wemba étalera son talent pour tous les kinois et les derniers conférenciers encore présents à Kinshasa pour les assises de la francophonie. Il faut dire que le roi de la rumba qui était suivi le mardi dernier par une équipe des journalistes de tv5 Monde qui sera présente une fois de plus ce mardi. Ne manquez pas à ce rendez-vous!

dimanche 14 octobre 2012

La trilogie imparfaite nommée Muzik Café

Sans fanfare ni boucan, mais avec un buzz parfait- tel ce collègue qui nous donne rendez-vous dans l’établissement mais avoue qu’il ne connait pas l’adresse- Muzik Café est le dernier-né de la famille du divertissement à Kinshasa.
Situé à l’angle du Boulevard du 30 juin et de l’Avenue Mbuji-Mayi, Muzik Café se veut être une trilogie du goût et du fun : pâtisserie, restaurant, lounge bar. Pousser les portes  et entrer dans un espace chaleureux : luminosité  parfaite, aidée par le beau ciel nocturne congolais ; une fontaine en plein milieu décorée de plantes naturelles et artificielles ; une poignée de table sous forme de petit chapiteaux en toile couleur blanc cassé ; deux tables basses dans le coin droit, presque comme si elles ne faisaient pas partie du reste de l’établissement ; la pizzeria se situe tout droit devant. Un cadre invitant, le personnel un peu moins.
Où s’asseoir ? car il y a du monde ce samedi soir : la salle à manger à baie vitrée, climatisée,  feutrée, tout en blanc, fait un peu trop bling bling ; dans l’espace en plein air, les tables idéales pour deux  sont toutes prises, donc on opte pour un chapiteau pour six dans le coin droit, à côté de la pizzeria. On attend quelqu’un pour nous servir. Un contingent de serveurs et serveuses s’agitent, bougent dans tous les sens mais personne ne vient à notre table. Finalement vient un garçon qui disparait aussitôt, remplacé par une fille qui prend la commande pour les boissons. Vous nous connaissez maintenant : on fait dans du Coca, Fanta, RedBull…servi dans des verres appropriés (voir article sur Restaurant Resource). Evidemment les Champagnards et les Vineux peuvent se régaler.
On parcourt la carte, on voyage un peu : indien, marocain, les classiques internationaux. Donc je commence : une salade dont j’ai vite fait d’oublier le nom composée de fruits de mer et pesto et des légumes habituels. Fruits de mer et pesto- Ah ça, je me dis ça doit être bon. Plat principal, j’opte pour une brochette de poulet. L’Intellectuel, point de salade, direct pour un steak. En attendant, on admire, on critique, on se demande qui est derrière l’endroit, je lance que malheureusement ce n’est surement pas un Mwana Mboka.
Les choses sérieuses vont commencer : la salade arrive, mais je suis déçu par le visuel, mais comme on ne mange pas avec ses yeux, on y va.  J’invite L’Intellectuel à partager. La déception visuelle est confirmée. Il y a quelque chose qui manque à la salade, notamment le pesto est inexistant, et il y a un arrière-gout dans les fruits de mer. Je laisse tomber la salade- comme dirait un bébé, « pas bon ».
Arrivent les plats de résistance. Arrive aussi la déception.  Les plats arrivent tièdes. Le steak de L’Intellectuel, demandé « a point », arrive bien rouge. Sa portion de riz n’est pas plus grande que trois cerises. Il y a aussi une sauce au champignon qui n’a pas de propriétaire sur notre table.  Ma brochette de poulet ? Une brochette de poulet ?  On ne peut pas être restaurateur et se  louper sur une simple, bête brochette de poulet. Vraiment coté bouffe, un zéro pointé.
Le reste de la soirée est anti-climatique. Non seulement nous n’avons pas bien mangé mais nos vilaines assiettes sont restées longtemps sur la table, faute de serveur /serveuse. Finalement c’est une des responsables qui vient débarrasser, tout en nous disant qu’elle n’est pas censée faire cela- un peu maladroit non ?? Vient la facture, on tourne  à plus de  70 dollars. 70 dollars pour quoi ? les seuls produits qui n’ont pas déçu ont étés les boissons.
La cerise sur le gâteau ? L’Intellectuel s’est pris une gastro qui a trainé pendant plus d’une semaine.
Notre piètre expérience est soutenu quelques jours plus tard par les dires de deux amis qui eux aussi ont été loin d’être impressionnés par la restauration.
Quelques jours plus tard, nous essayions d’y inviter une star de la musique congolaise, mais c’était un lundi et le lundi ils sont fermés.  
Mais je crois en cet établissement donc j’y retourne deux fois encore en ce mois de septembre.
La  carte contient une bonne douzaine de desserts. Sur papier ils sont excellents, mais qu’est-ce que ça donne  au gouter ? Je choisi un Brownie avec glace à la vanille.  Ah ça- le mélange du chaud et du froid est parfaitement maitrisé. Maitriserait-il leurs desserts mais serait incapable de nous servir un steak ?
Laissons tomber la restauration, essayons de nous rattraper dans le lounge bar ou dans la pâtisserie. Le lounge n’est pas très grand, donc le potentiel d’embouteillage humain est grand les soirs de grande affluence mais rien de très particulier.  La pâtisserie également parait assez classique, j’adore sa baie vitré qui donne sur le boulevard.
Mais dans tout ça, la chose que j’ai le plus aimé, c’est la lumière bleu dans les vestiaires hommes !!
Après trois visites en l’espace de deux semaines, Muzik Café ne mérite pas plus de « Deux Fourchettes et demie ».

Georges-Samuel Bakanja.

Lien du blog de Georges-Samuel Bakanja