mercredi 31 août 2016

Sandra MBUYI - " SEIGNEUR " de Marie MISAMU - Live à Bruxelles

lundi 29 août 2016

Patricia Essong - Boya Ye ( Clip Officiel )

vendredi 26 août 2016

RDC : massacres en toute impunité à Beni #Reporters

Depuis plus d'un an et demi, les massacres de civils se succèdent dans la région de Beni, à l'est de la République démocratique du Congo, voisine de l'Ouganda. Régulièrement, la population est frappée par des tueries à l'arme blanche, jamais revendiquées, et qui ont déjà provoqué la mort de plusieurs centaines de personnes, selon l'ONU.
L'armée congolaise annonce régulièrement des plans d'attaque contre le groupe des rebelles islamistes ougandais de l'ADF (Alliance des forces démocratiques), sans que jamais ces hommes, présents sur le territoire de RDC depuis plus de 20 ans, ne soient totalement chassés. Les forces armées congolaises sont pourtant accompagnées par 3 000 hommes de la Monusco, la plus grande mission de l'ONU au monde.

Nos reporters ont voulu savoir ce qui empêchait ces forces de protéger les habitants de Beni. Existe-il des collusions entre l'armée congolaise et les rebelles ? L'ONU a-t-elle manqué a sa mission de protection des civils par ses lourdeurs administratives et sa peur d'envoyer ses troupes au combat ? L’enquête des journalistes de France 24 révèle les failles d'un système sécuritaire à bout de souffle.
Attention, certaines images de ce grand reportage peuvent heurter la sensibilité.

Mike Kalambay - Maranatha

mercredi 24 août 2016

Dialogue en RDC : Tshisekedi, Kamerhe, Katumbi, Kengo… qui participe aux travaux préparatoires ?


Edem Kodjo, facilitateur de l'Union, lance les travaux du comité préparatoire du dialogue en RDC, le 23 août 2016 à Kinshasa. © Theophane Kinda/Monusco

Comme annoncé et malgré la journée ville morte décrétée par le "Rassemblement" de l'opposition congolaise, les travaux préparatoires du dialogue politique ont démarré mardi à Kinshasa. Non sans la présence de certains opposants au régime du président Joseph Kabila.


Presque neuf mois après sa convocation par le président Joseph Kabila, le dialogue politique débute enfin en RD Congo. En tout cas, mardi 23 mars, la cérémonie de lancement officiel de ces pourparlers, qui n’en sont pour l’instant qu’au stade des travaux du comité préparatoire, a eu lieu dans la grande salle de l’hôtel Béatrice, avenue Isiro, à quelques mètres du grand boulevard du 30-Juin, à Kinshasa.
Entouré notamment des représentants de la Communauté économique des pays de l’Afrique australe (SADC) et de l’ONU, Edem Kodjo, facilitateur de l’Union africaine (UA) pour ce dialogue, a réitéré son appel aux acteurs politiques congolais pour qu’ils résolvent ensemble « la crise qui guette le pays ». Allusion faite au processus électoral qui a pris beaucoup de retard alors que le second et dernier mandat de Joseph Kabila arrive à son terme le 19 décembre.
« Pour ce processus de dialogue qui se tiendra conformément à la Constitution congolaise et à la résolution 2277 du 30 mars 2006 du Conseil de sécurité des Nations unies, le comité préparatoire a pour objectif principal de préparer les aspects normatifs, matériels et logistiques du dialogue national », a précisé Edem Kodjo, soulignant que « les questions de fond » seront traitées lors des pourparlers proprement dits entre les parties prenantes.
Ne participent pas au comité préparatoire
Mais plusieurs partis et personnalités de l’opposition, regroupés au sein du « Rassemblement » autour de l’opposant historique Étienne Tshisekedi, ont boudé le début des travaux préparatoires de ces pourparlers, soupçonnant l’ancien Premier ministre togolais de jouer le jeu du pouvoir. À la place, ils ont appelé à une journée ville morte à travers le pays.
Les pourparlers doivent inclure à la fois l’UDPS, le G7 et le MLC, selon Franck Mwe Di Malila
Abondant dans le même sens que le leader de l’Union pour la démocratique et le progrès social (UDPS), de retour à Kinshasa après une longue convalescence en Belgique, Moïse Katumbi estime quant à lui, dans un communiqué publié lundi, que « les conditions de la participation au dialogue fixées par le ‘Rassemblement’ (…) sont encore loin d’être remplies ». Et ce, même après la « mesure de décrispation politique » prise par le gouvernement, qui a ordonné le 19 août la libération de certains prisonniers politiques (20 des 24 personnes concernées étaient en réalité déjà en liberté) et la réouverture de deux chaînes de télévision proches de l’opposition.
« Une provocation à l’encontre du peuple congolais »
« La convocation de la commission préparatoire du dialogue (…) est donc inappropriée et constitue une provocation à l’encontre du peuple congolais », s’insurge l’ancien gouverneur du Katanga, aujourd’hui démembré. En conséquence, des regroupements politiques qui le soutiennent – le G7 etl’Alternance pour la République (AR) entre autres – ont également boycotté le démarrage des pourparlers à Kinshasa.
Le Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba s’est déclaré également « non concerné » par le dialogue tel que convoqué par le président Joseph Kabila. Même fin de non recevoir ou presque du côté du regroupement politique de Léon Kengo wa Dondo.
« L’Opposition républicaine n’est absolument pas représentée aux travaux préparatoires du dialogue », a affirmé à Jeune Afrique Franck Mwe Di Malila, proche du président du Sénat et vice-ministre en charge de la coopération internationale et de l’intégration régionale. « Nous avons fait connaître notre position lors du meeting du 14 août à Kinshasa : nous ne sommes favorables à un dialogue que si ce dernier est inclusif. Autrement dit, les pourparlers doivent inclure à la fois l’UDPS, le G7 et le MLC ».
Ont répondu présents…
A contrario, l’Union pour la nation congolaise (UNC) de Vital Kamerhe et ses alliés, l’une de principales formations politiques de l’opposition, a bien envoyé ses délégués au comité préparatoire du dialogue, l’ancien président de l’Assemblée nationale ayant décidé de jouer la « carte de l’apaisement pour éviter l’enlisement de la crise politique en cours » en RD Congo.
Ancien membre de la plateforme Dynamique de l’opposition aujourd’hui à la tête du Front des démocrates, Jean-Lucien Busa a également répondu présent à la cérémonie d’ouverture des travaux préparatoires du dialogue.
À la tête de l’Alliance des travaillistes pour le développement, l’opposant José Makila, gouverneur du Sud-Ubangi, a lui aussi pris part à la cérémonie du lancement du dialogue, aux côtés d’Azarias Ruberwa, ancien vice-président de la RD Congo, du sénateur Mokonda Bonza, ancien directeur de cabinet de Mobutu et candidat pressenti à la présidentielle à venir et d’Albert Moleka, porte-parole déchu d’Étienne Tshisekedi.
Du côté de la société civile congolaise, des zones d’ombre planaient encore sur la liste de ses membres mandatés aux travaux préparatoires de ces assises.
Source: Jeune Afrique

lundi 22 août 2016

RDC : le « Rassemblement » de l’opposition refuse de participer aux travaux préparatoires du « dialogue national »



La coalition des forces d'opposition congolaise, le "Rassemblement" récemment créé à Bruxelles, a annoncé samedi son refus de participer aux travaux préparatoires du "dialogue national", convoqués mardi par le facilitateur de l'Union africaine (UA), en vue d'"élections apaisées" en République démocratique du Congo (RDC).


Le « Rassemblement » qui s’est réuni « en urgence » considère la décision du facilitateur « comme une provocation (…) », lit-on dans un communiqué reçu par l’AFP. La coalition « demande à l’ensemble (du) peuple de se mobiliser comme un seul homme en vue de faire échec à cette énième forfaiture en observant une journée morte ce mardi 23 août ».
Pour les opposants, le facilitateur et ses « complices » seront tenus pour « responsables » des conséquences de l' »entêtement (du facilitateur, ndlr) à vouloir à tout prix accorder un troisième mandat (au président Joseph) Kabila en violation de la Constitution ».
Kodjo « en plein forcing » ?
« Ce comité n’engage que la personne de Kodjo qui est en plein forcing », a réagi samedi auprès de l’AFP Joseph Olenghankoy, l’un des responsables du « Rassemblement ».
Le facilitateur, l’ex-Premier ministre togolais Edem Kodjo, avait « convié » les délégués mandatés par les organisations politiques et la société civile à prendre part aux travaux du comité préparatoire du « dialogue national » mardi, selon un communiqué diffusé plus tôt samedi.
Le 31 juillet, le « Rassemblement » avait récusé M. Kodjo, l’accusant de partialité, et avait fait de son remplacement par l’UA la condition principale à la participation au dialogue.
Le Mouvement de libération du Congo (MLC), deuxième force à l’Assemblée nationale, a également exclu toute participation au dialogue. Le mouvement a fait savoir, par le sénateur Jacques Djoli, « ne pas être concerné par cette démarche extra-constitutionnelle ».
« Les choses sérieuses vont enfin commencer », s’est au contraire réjoui André-Alain Atundu, porte-parole de la majorité présidentielle au pouvoir.
Un climat politique tendu règne en RDC à l’approche de l’élection présidentielle, censée avoir lieu avant la fin de l’année, mais devenue hautement improbable. Au pouvoir depuis 2001, Joseph Kabila doit arriver au terme de son mandat le 20 décembre. Alors que la Constitution lui interdit de briguer un nouveau mandat, l’opposition craint qu’il ne tente de s’accrocher au pouvoir.
Fin novembre, M. Kabila avait convoqué ce « dialogue national » afin de mettre autour de la table la majorité, l’opposition et la société civile pour réfléchir à la tenue d' »élections apaisées ».
La majeure partie de l’opposition avait d’abord boudé ce dialogue, le considérant comme un « piège », puis a accepté d’y participer sous conditions, notamment la libération des prisonniers politiques.
L’annonce vendredi par les autorités congolaises de la libération d’une vingtaine de « prisonniers politiques et d’opinion » a été considérée par le facilitateur comme une réponse positive à l’un des préalables de l’opposition.
Le « Rassemblement » a toutefois déclaré qu' »aucun acteur politique incarcéré ou en détention » n’était bénéficiaire de ces mesures, estimant que sur 112 « prisonniers politiques et d’opinion », seulement quatre ont été libérés.
Source: Jeune Afrique.