Jeudi, 25 Octobre 2012 13:20
Kin-kiey MulumbaMieux
vaut tard que jamais, a dit le sage. Cet axiome, la Société congolaise
des postes et télécommunications (SCPT) vient de la faire sienne. D’ici
la mi-novembre, sauf imprévu, la République Démocratique du Congo sera
connectée à la fibre optique. Longtemps après 13 payé africains, parmi
lesquels l’Angola.
Les travaux d’installation des équipements de transmission au point
d’atterrage de Moanda, dans la province du Bas-Congo, d’où la RDC sera
connectée à la fibre optique ont déjà démarré. Ce qui fait que la
connexion à la fibre optique devrait intervenir incessamment. Tout au
plus dans 3 semaines.
Avec cette connexion dont les travaux de la
francophonie n’ont pas profité, une page entière dans l’histoire des
télécommunications va être tournée.
Il importe de rappeler toutefois
qu’en mai dernier, le géant de l’Afrique centrale avait raté la
connexion pour diverses raisons. Alors qu’un groupe de pays africains
l’avait fait à l’occasion du lacement du projet west african submarin
câble system (wacs). Ce projet du géant des télécom vise à connecter 14
pays africains en vue, entre autres, de l’utilisation de l’Internet à
haut débit.
Pour les travailleurs de la SCPT, l’interconnexion de la
RDC au câble à fibre optique, quoi que tardive, est une bonne nouvelle.
Car avec cet avènement, la SCPT déclarée canard boiteux va retrouver ses
lettres de noblesse alors quelle se trouvait au bord de la faillite.
Mais,
pourquoi ce retard dans la connexion à la fibre optique alors que tout
se modernise ? S’interrogent les travailleurs. On rapporte que la RDC a
connu ce retard parce qu’elle a quelque peu traîné les pieds par rapport
à la construction du point d’atterrage qui doit être connecté à la
fibre optique. Tout le matériel étant en place, la fin des travaux de
construction de cette station est pour bientôt.
Pour sa part,
interpellé à ce propos en juin dernier au parlement, le ministre des
Postes, télécommunications, nouvelles technologies de l’information et
de la communication, Triphon Kin Kiey Mulumba avait attribué ce retard
au détournement de 3 millions de dollars us destinés à cette opération
par un réseau mafieux au niveau de la Biac.
Qu’à cela ne tienne, avec
l’aide du gouvernement, une solution a été trouvée. Certes, avec la
fibre optique et même le mandat express international qu’on a vite fait
de qualifier de mort né, la SCPT va ressusciter. Car les revenus
attendus de l’exploitation de cette fibre sont importants, 30 à 40
millions $us mois. Les travailleurs de la SCPT devront prendre un peu
leur mal en patience.
Le temps de démarrer avec la commercialisation de cette connexion. Trois à quatre mois.
G.O.